En ce début d’année Ourawen vient de mettre au monde un second album très personnel. D’ailleurs son titre n’est pas anodin. « La traversée » c’est le chemin parcouru par ce disque avant d’arriver enfin entre nos mains, c’est le chemin parcouru par le groupe et ses musiciens. Ce sont des petites tranches de vie qui nous donnent envie de partager des choses sans trop en dire.
Nous retrouvons Manu aux percus, Stéphane à la flûte traversière, Marion à la viole de Gambe et au violon mais aussi, à ce dernier, Odran, sur scène avec le groupe depuis un moment. Personnellement, j’apprécie beaucoup son jeu qui me fait décoller très haut. Sur ce disque je ressens énormément l’influence de Matthieu. Sa guitare, elle, m’ancre dans la terre, celle qui me manque. Son hajouj m’apporte ce qu’il faut de parfum d’épice.
Si je devais ne relever qu’un titre, se serait le Pas de sept : Mogwai. Rien que le nom, encore une fois, me rappelle. Un Pas de sept car il n’y en a que trop peu et aucun comme celui-ci, loin des histoires de galettes et des « pouet-pouet ». Matthieu se remet à la voix, moins timide cette fois, et à ce moment je ne suis plus là.
Est-ce que ses paroles ont une signification particulière ? Tamaquesh ? Peu importe, la voix est pour moi un instrument magnifique qui doit toutefois savoir s’accorder avec les autres sans jamais prendre toute la place. Peut-être est-ce pour cela que j’apprécie moins La complainte de Romillé.
Que dire de la piste cachée ? Peu la comprendront. Je pleurs, elle est si belle, presque deux ans après, entendre ta voix…